Lorsque la demande est accordée, l’acte de naissance et tous les autres actes de l’état civil (ex. certificat de mariage ou d’union civile) sont automatiquement modifiés.
Pour les autres documents, si la personne est âgée de moins de 18 ans, le formulaire « Demande de transmission simplifiée de renseignements relatifs au changement de la mention du sexe ou de nom d’une personne de moins de 18 ans » doit être rempli. Ce formulaire accessible avec cet hyperlien: https://www.etatcivil.gouv.qc....
Cette demande permet au Directeur de l’état civil d’aviser certains ministères et organismes gouvernementaux des changements. Elle lui permet ainsi de transmettre les renseignements nécessaires pour modifier la mention du sexe et, s’il y a lieu, les prénoms inscrits au dossier de la personne visée dans ces organisations.
Toutefois, il faudra quand même communiquer avec la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) afin d’obtenir une nouvelle carte d’assurance maladie qui reflète les changements effectués. Voici l’hyperlien pour remplacer ou corriger une carte d’assurance maladie : https://www.ramq.gouv.qc.ca/fr...
La personne qui est toujours en formation scolaire et qui désire modifier son nom ou sa mention de sexe sur ses documents scolaires doit s’adresser directement à son établissement scolaire pour effectuer le changement.
Si la personne n’est plus en formation, il faut remplir et soumettre le formulaire suivant, disponible sur le site du Ministère de l’Éducation : https://formulaires.education.... e_permanent/fr
L’établissement ou le Ministère effectuera alors la modification sur le Code permanent.
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Il n’y a pas de document à faire signer à ses parents ou tuteurs, mais ceux-ci devront être avisés de la demande pour qu’ils puissent s’y opposer, le cas échéant. En effet, lorsque la personne visée par la demande de changement de nom est mineure, la personne qui s’occupe de sa demande (soit elle-même, un parent ou un tuteur si elle a entre 14 et 17 ans, ou seulement un parent ou tuteur lorsqu’elle a moins de 14 ans) doit communiquer un avis de la demande de changement de nom aux autres parents ou tuteurs.
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Cet avis peut être transmis par la poste ou par un moyen technologique (par exemple, par courriel), tant que la preuve de la communication de cet avis puisse être transmise au Directeur de l’état civil avec la demande.
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Le parent ou le tuteur avisé de la demande peut s’y opposer dans les 20 jours de la réception de l’avis.
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Le demandeur peut répondre à l’opposition ou aux observations du parent ou du tuteur dans les 15 jours de la notification de ces dernières.
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Après cette réponse, s’il n’y a pas d’opposition qui subsiste, le Directeur de l’état civil publiera sur son site un avis de substitution avec la date de prise d’effet.
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Si l’opposition subsiste, la personne s’occupant de la demande (soit la personne mineure âgée de 14 à 17 ans ou le parent ou le tuteur se chargeant de la demande de la personne mineure) devra s’adresser à la Cour Supérieure dans les 30 jours suivants la décision pour faire une demande en révision de la décision.
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Il n’est pas nécessaire d’être âgé de 18 ans et plus pour faire une demande de changement de nom ou de mention de sexe. Cependant, il faut être domicilié au Québec depuis au moins un an18.
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Si la personne mineure est âgée entre 14 et 17 ans, elle peut faire parvenir sa demande elle-même, ou par un parent ou tuteur. Si elle est âgée de moins de 14 ans, son parent ou son tuteur doit faire parvenir la demande pour elle19.
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La première demande de changement de la mention du sexe est gratuite.
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La première demande de changement de prénom reflétant la nouvelle mention du sexe est aussi gratuite, puisque celle-ci s’effectue à l’aide du même formulaire.
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Si une personne a déjà effectué un changement de sa mention du sexe sur son acte de naissance et qu’elle souhaite changer à nouveau cette mention pour la mention non-binaire (« X »), cette deuxième demande sera également gratuite à condition soit faite avant le 8 juin 2024.
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Si une personne souhaite effectuer une demande de changement de prénom ou de nom de famille sans demande de changement de la mention du sexe, des frais s’appliquent. En date d’adoption du projet de loi °2, le tarif était de 125$ (148$ avec les frais de délivrance). Ces frais sont sujets à changement. Les tarifs en vigueur peuvent être connus en consultant le lien suivant : https://www.etatcivil.gouv.qc....
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Le tarif applicable à une deuxième demande de changement de sexe peut également être connu en consultant le lien suivant : https://www.etatcivil.gouv.qc....
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Pour connaître les autres tarifs applicables concernant les demandes effectuées auprès de l’état civil, consultez le lien suivant : https://www.etatcivil.gouv.qc....
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Le changement de nom ou de mention de sexe s’effectue par demande envoyée directement au Directeur de l’état civil par la poste à l’adresse suivante :
Service des modifications aux actes et des célébrants
Directeur de l’état civil
2535, boulevard Laurier
Québec (Québec)G1V 5C6
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Les demandes de changement de la mention du sexe et de prénom.s s’effectuent à l’aide du même formulaire. Toutefois, pour changer un nom de famille ou un prénom sans changer sa mention du sexe, une demande d’analyse préliminaire doit être faite à l’aide du formulaire suivant :
https://www.etatcivil.gouv.qc....
Le Directeur de l’état civil fera ensuite parvenir, par la poste, le second formulaire à remplir, le cas échéant.
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Depuis le 17 juin 2022, il existe trois choix de mentions de sexe, soit « F » (féminin), « M » (masculin) ou « X » (non binaire)1. De plus, il n’est pas nécessaire d’avoir subi une intervention chirurgicale ou médicale ayant modifié ses caractères sexuels apparents et la structure de ses organes sexuels afin d’effectuer un changement de la mention du sexe.
La demande de changement de la mention du sexe et du nom pour les mineurs de 14 ans à 17 ans
La demande peut être faite par la personne elle-même. Ainsi, le mineur âgé entre 14 et 17 ans n’a pas besoin d’un parent ou d’un tuteur pour compléter sa demande.
Le formulaire suivant doit être rempli et transmis au Directeur de l’état civil:
https://www.etatcivil.gouv.qc....
La demande de changement de la mention de sexe, qu’elle soit accompagnée ou non d’une demande de changement de nom, doit être accompagnée d’une lettre d’un.e médecin, d’un.e psychologue, d’un.e psychiatre, d’un.e sexologue ou d’un.e travailleur.euse social.e qui déclare avoir évalué ou suivi la personne mineure visée par la demande déclarant que le changement est approprié.
La demande peut aussi être faite par un parent ou un tuteur avec le formulaire suivant : Demande de changement de mention de sexe d’une personne de 14 à 17 ans présentée par son parent ou son tuteur
La demande de changement de la mention de sexe, qu’elle soit accompagnée ou non d’une demande de changement de nom, doit être accompagnée d’une lettre d’un.e médecin, d’un.e psychologue, d’un.e psychiatre, d’un.e sexologue ou d’un.e travailleur.euse social.e qui déclare avoir évalué ou suivi la personne mineure visée par la demande déclarant que le changement est approprié.
La demande de changement de la mention du sexe et du nom pour les mineurs de moins de 14 ans
La demande doit être faite par un parent ou un tuteur, à l’aide du formulaire suivant : Demande de changement de la mention de sexe d’une personne de moins de 14 ans
Si le mineur a plus d’un parent ou tuteur, ceux-ci doivent être avisés de cette demande.
Si l’un des parents ou tuteurs s’oppose à la demande, le Directeur de l’état civil ne peut l’accorder et il faut alors présenter sa demande au tribunal puisqu’il s’agit alors d’une question contentieuse (voir la question 4 pour plus d’informations par rapport à l’opposition).
Comme pour les mineurs âgés de 14 ans et plus, la demande de changement de la mention du sexe, qu’elle soit accompagnée ou non d’une demande de changement de nom, doit être accompagnée d’un.e médecin, d’un.e psychologue, d’un.e psychiatre, d’un.e sexologue ou d’un.e travailleur.euse social.e qui déclare avoir évalué ou suivi la personne mineure visée par la demande déclarant que le changement est approprié5.
Une fois la demande transmise, le Directeur de l’état civil communiquera, par écrit, sa décision d’accorder ou de refuser la demande de changement de nom ou de la mention du sexe. Le délai d’obtention de cette réponse varie, mais la demande est généralement traitée dans les 90 jours. Cette décision sera motivée et envoyée à la personne qui a fait la demande, soit le mineur lui-même ou le parent ou le tuteur si le mineur est âgé de moins de 14 ans. La réponse sera également envoyée aux personnes qui s’y étant opposées et à celles ayant formulé des observations, le cas échéant. La demande peut être refusée si elle est incomplète, notamment si certains documents ou renseignements sont manquants.
En cas de désaccord avec la décision rendue par le Directeur de l’état civil, la personne ayant fait la demande peut s’adresser au tribunal pour faire réviser cette dernière, dans les 30 jours de la notification de la décision.
Si le Directeur de l’état civil décide d’accorder la demande, il transmettra le certificat de changement de la mention du sexe ou de nom à la personne qui a fait la demande, et il fera les inscriptions nécessaires au registre de l’état civil.
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En vertu de la Charte québécoise, un employeur ne peut pas poser de question sur l’identité de genre ou sur le sexe d’un.e employé.e lors d’une entrevue d’embauche ou encore dans un formulaire de demande d’emploi.
C’est à vous de déterminer si vous vous sentez à l’aise et en sécurité de révéler ces informations à votre employeur ou vos collègues.
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En premier lieu, pour trouver de l’information sur le harcèlement psychologique en milieu de travail, vous pouvez consulter le site web de la Commission des normes de l’équité de la santé et de la sécurité du travail (« CNESST ») : Le harcèlement au travail – CNESST.
La Loi sur les normes du travail définit le harcèlement psychologique en milieu de travail comme étant :
1. Une conduite vexatoire répétée (comportement, paroles, actes ou gestes.
2. Qui est hostile et non désiré.
3. Qui porte atteinte à la dignité, l’intégrité psychologique ou physique de l’employé
Par contre, une seule conduite grave peut aussi être considérée comme du harcèlement si elle produit un effet nocif continu pour l’employé.e.
De plus, tout employé.e a droit à un milieu de travail sans harcèlement psychologique, et c’est la responsabilité de l’employeur de prévenir cet harcèlement.
En cas de harcèlement psychologique, voici les recours disponibles :
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Si l’employé.e n’est pas syndiqué.e : une plainte écrite peut être déposée auprès de la CNESST30. Certaines conditions s’appliquent.
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Si l’employé.e n’est pas syndiqué.e et travaille dans la fonction publique : un recours peut être intenté devant la Commission de la fonction publique.
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Si l’employé.e est syndiqué.e : exercer les recours prévus dans la convention collective et s’adresser à son syndicat, qui a le devoir d’exercer une juste représentation.
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La première étape est toujours de communiquer avec la direction de votre établissement scolaire.
Si le problème persiste, certaines procédures s’offrent à vous.
Si vous étudiez dans une école publique et vous considérez que votre école ne respecte pas vos droits, vous pouvez porter plainte au Bureau des unités du Centre de services scolaire de votre région.
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Pour la région de Montréal, le formulaire à utiliser pour porter plainte est la suivant : Formulaire de plainte – CSDM gouvernance de données, de la Commission scolaire de Montréal. Vous pouvez également appeler le Bureau au 514 596-2004, poste 4031.
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« Si aucune solution satisfaisante n’est trouvée (...), le Bureau de soutien vous informera par écrit des recours qui s’offrent à vous, soit adresser votre plainte au protecteur de l’élève ou adresser une demande de révision. Cette alternative est possible seulement si la décision en cause touche directement l’élève (classement, refus de service, changement d’école ou de classe, etc.) ».
Si vous étudiez dans une école privée, vous pouvez porter plainte au conseil d’établissement de votre école ou au Protecteur de l’élève.
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Voici le lien contenant les coordonnées du Protecteur de l’élève pour chaque région : Coordonnées des protecteurs de l’élève | Gouvernement du Québec (quebec.ca).
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Les coordonnées du protecteur de l’élève pour la région de Montréal sont, par courriel, le protecteur.eleve@csdm.qc.ca ou, par téléphone, le (514) 475-6768.
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Congédier une personne parce qu’elle est en processus de changement de sexe et exiger qu’une personne soit cisgenre pour travailler avec des adolescents.
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Refuser d’embaucher une personne qui possède toutes les compétences requises pour le poste parce qu’elle est transgenre et continuer de rechercher des candidat.es avec ces mêmes compétences ou des compétences moindres.
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Congédier une personne quelques jours après qu’elle se soit affichée avec sa véritable identité de genre (notamment en se présentant au travail en étant maquillée et en portant de nouveaux vêtements) et invoquer des motifs de congédiement qui n’avaient jamais fait l’objet de mesures disciplinaires par l’employeur.
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S’adresser à une femme transgenre en l’appelant « jeune homme », refuser de s’adresser à elle en respectant son identité de genre une fois que l’on connaît celle-ci et lui exprimer des propos humiliants et insultants.
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Présumer et attribuer un genre à une personne que l’on ne connait pas, inverser son nom de famille et son prénom lors d’une communication écrite, assumer sa nationalité et son origine culturelle, commenter sa condition sociale, lui exprimer des propos humiliants, dénigrants et blessants sur son identité de genre et sur ses origines culturelles, ainsi que ne pas lui transmettre d’excuses rapidement.
Il existe différentes manières de dénoncer la discrimination afin de remédier à la situation.
La dénonciation auprès de la police est l’un de ces moyens, notamment lorsque la situation implique de la violence physique ou verbale.
Recours fondés sur la Charte québécoise :
1. Une plainte écrite peut être transmise à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (la « Commission » ou la « C.D.P.D.J. »). La Commission étudiera la plainte et mènera une enquête. Ce processus est gratuit, à moins que la personne discriminée choisisse de se faire représenter par un.e avocat.e, à ses propres frais.
Si la Commission juge que la plainte est bien fondée, elle détermine s’il y a lieu de favoriser la négociation d’un règlement entre les parties, de proposer l’arbitrage du différend ou de soumettre à un tribunal le conflit qui subsiste ou pour qu’une mesure soit prise pour remédier à la situation. Certaines conditions s’appliquent pour que la plainte soit recevable et que la Commission décide de se saisir de la plainte.
Veuillez consulter ce lien pour plus d’informations :
https://www.cdpdj.qc.ca/fr/por...
2. La C.D.P.J. peut soumettre la plainte au Tribunal des droits de la personne pour qu’il tranche le conflit et redresse la situation de discrimination.
3. Une demande en justice peut également être intentée devant les tribunaux de droit commun (ex. Cour du Québec, Cour supérieure) à l’aide des dispositions de la Charte afin d’obtenir une condamnation judiciaire.
ATTENTION : Il n’est pas permis de faire une demande en justice devant les tribunaux de droit commun et une plainte à la C.D.P.D.J. en même temps et pour la même situation.
Discrimination en milieu de travail : dépôt d’une plainte à la CNESST
Si vous croyez être victime de discrimination ou de harcèlement en milieu de travail, vous pouvez déposer une plainte écrite à la Commission des normes de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (la « CNESST »).
Cette démarche peut être utile notamment lorsque vous croyez avoir perdu votre emploi injustement pour cause de discrimination ou croyez subir du harcèlement. Notez toutefois que plusieurs conditions s’appliquent et que différents délais doivent être respectés pour porter plainte devant la CNESST18.
Veuillez consulter ce lien pour plus d’informations : https://servicesenligne.cnesst...
Discrimination en milieu de travail dans une entreprise fédérale : dépôt d’une plainte à la CCDP
Lorsque l’employeur est une entreprise fédérale (par exemple, une banque, un bureau de poste ou une compagnie aérienne), une plainte peut être déposée auprès de la Commission canadienne des droits de la personne ( la « C.C.D.P. »).
Veuillez consulter ce lien pour plus d’informations : déposer une plainte | Commission canadienne des droits de la personne (chrc-ccdp.gc.ca)
La Cour suprême du Canada a défini la discrimination comme étant :
« une distinction, intentionnelle ou non, mais fondée sur des motifs relatifs à des caractéristiques personnelles d’un individu ou d’un groupe d’individus, qui a pour effet d’imposer à cet individu ou à ce groupe des fardeaux, des obligations ou des désavantages non imposés à d’autres ou d’empêcher ou de restreindre l’accès aux possibilités, aux bénéfices et aux avantages offerts à d’autres membres de la société. »
Le droit de ne pas se faire discriminer est protégé par plusieurs lois, autant au niveau fédéral que provincial. Au Québec, ce droit est notamment protégé par la Charte des droits et libertés de la personne (« Charte québécoise »).
Essentiellement, il faut trois éléments pour conclure à de la discrimination en vertu de la Charte québécoise : une distinction, une exclusion ou une préférence qui est fondée sur un motif interdit de discrimination et qui a des conséquences négatives sur l’individu discriminé et compromet l’exercice d’une liberté ou d’un droit protégé.
Selon la Charte québécoise, les motifs interdits de discrimination sont les suivants :
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La race
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La couleur
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Le sexe
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L’identité de genre
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L’expression de genre
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La grossesse
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L’orientation sexuelle
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L’état civil
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L’âge
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La religion ou les convictions politiques
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La langue
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L’origine ethnique ou nationale
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La condition sociale
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Le handicap ou l’utilisation d’un moyen pour pallier ce handicap
La notion d’identité de genre fait référence au sentiment personnel d’être une femme, un homme, les deux ou ni l’un ni l’autre.
L’expression de genre désigne la manière dont une personne exprime ouvertement son genre, ce qui peut inclure ses choix vestimentaires, sa coiffure, le port de maquillage et son langage corporel.
Ainsi, une personne ne peut harceler ou traiter une autre personne différemment ou de manière à lui empêcher d’exercer ses droits en raison de l’un des motifs de discrimination énumérés ci-haut. Le harcèlement peut donc être une forme de discrimination lorsqu’il est fait en raison des caractéristiques personnelles de la personne visée.
Formes de discrimination:
Il existe trois formes de discrimination : la discrimination directe la discrimination indirecte et la discrimination systémique.
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La discrimination directe est la plus facile à reconnaître. Elle a lieu lorsqu’une personne adopte un comportement, une pratique ou règle qui établit une distinction fondée sur un des motifs énumérés dans la Charte québécoise.
Par exemple, si un employeur décide qu’un employé qui s’identifie comme étant une personne non binaire recevra un salaire inférieur aux autres pour cette seule raison, alors il s’agira de discrimination puisque la distinction fondée sur le motif prohibé de l’identité de genre affecte le droit à l’égalité de l’employé9.
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La discrimination indirecte peut être plus difficile à identifier. Elle a lieu lorsqu’une règle ou une pratique semble neutre à première vue parce qu’elle s’applique à tout le monde, mais qu’elle a en pratique, un effet discriminatoire. Cette discrimination impose des conditions ou des restrictions à un groupe ou une personne qu’elle n’impose pas aux autres en raison de leurs caractéristiques personnelles. Par exemple, si un employeur exige un diplôme d’une université québécoise afin de postuler pour l’emploi, cela crée de la discrimination à l’égard des étrangers.
La discrimination systémique ou structurelle se caractérise de préjugés ou bien d’un ensemble de pratiques institutionnelles qui semblent, encore une fois, neutres, mais qui entraînent un effet discriminatoire en pratique.
Dans tous les cas, la discrimination n’a pas à être intentionnelle pour qu’elle soit interdite et sanctionnée. Toutefois, la personne ayant fait subir de la discrimination de façon intentionnelle peut être condamnée à des conséquences plus graves.
Un gaff est un sous-vêtement que l’on enfile comme une culotte régulière, mais celui-ci est doublé en avant afin d'aplatir les organes et donner une apparence lisse.
Pour apprendre davantage sur différents types de matériel d'affirmation de genre, veuillez consulter notre programme Les essentiels du genre!
Dans notre contexte légal et médical actuel, un.e médecin doit assigner une mention du sexe à un.e enfant au moment de sa naissance. Cette mention est basée sur l’anatomie génitale de l’enfant. Un.e enfant né.e avec un vagin est donc assigné.e « F » à la naissance, alors qu’un.e enfant qui est né.e avec un pénis est assigné.e « M ». Cette mention du sexe est considérée comme étant l’identité de genre de la personne non seulement aux niveaux légal et médical, mais également au niveau social. C'est pour cette raison que c'est mieux de privilégiez l’expression « assigné.e fille/femme/garçon/homme à la naissance » et d'évitez des expressions comme « né.e dans un corps de fille/femme/garçon/homme », « biologiquement fille/femme/garçon/homme » ou « fille/femme devenue garçon/homme ou garçon/homme devenu fille/femme ».
L'expression de genre est la façon dont nous présentons notre identité de genre au monde extérieur. Ceci peut être soit par nos comportements, nos vêtements, notre façon de porter nos cheveux, etc. Contrairement à ce que l’on peut croire, l’expression de genre n’est pas un indice fiable en ce qui concerne l’identité de genre ou l’orientation sexuelle d’une personne. La seule façon de vraiment connaître l’identité de genre d’une personne est de savoir comme elle s'autoidentifie, soit en découvrant son sentiment intimement vécu relativement à sa personne, et les mots qu’elle utilise pour le décrire.
L'identité de genre est notre sens profond de soi. C'est quelque chose que l'on ressent de l'intérieur — c'est un sentiment très intime et puissant. Ce sens interne peut être soit masculin, féminin, un mélange des deux, aucun des deux ou toute autre variation. L’identité de genre fait également référence aux mots que nous utilisons pour la décrire (ex. : femme, homme, non-binaire, etc.). Le langage qu’une personne utilise pour nommer son identité se situe sur un spectre et peut évoluer dans le temps, notamment à travers la découverte de soi et l’accès à un vocabulaire plus diversifié.
Non, le fait d’être trans N'EST PAS un trouble de santé mentale. Le «Trouble de l’identité de genre» à été retiré du DSM-5 en 2013 et du dictionnaire diagnostic de l’Organisation Mondiale de la Santé en 2019 suite à de nombreuses critiques de scientifiques et de membres des communautés trans. C'est vrai que les jeunes trans sont plus à risque de vivre des difficultés de santé mentale, mais ces difficultés sont principalement causées par des facteurs de discrimination externes. Le rejet familial et social ainsi que la violence et la discrimination basées sur l'identité et/ou expression de genre peuvent causer des troubles de santé mentale, mais le fait d'être trans en soi n'en est pas un.
Non. Le fait d'être trans et la non-conformité sur le plan du genre existent et ont toujours existé à travers toutes les époques et le monde. Voici quelques exemples de rôles et/ou d'identités qui se trouvent sous le terme parapluie trans et qui sont spécifiques à certaines cultures : bispirituel.le, hijra et fa'fafine. Comme l'histoire coloniale a largement effacé ces communautés de nos livres d'histoire, il est facile de croire au mythe que le fait d'être trans est une mode occidentale. Aujourd'hui, nous constatons une visibilité croissante et une représentation plus étendue de nos communautés, ce qui permet à un nombre plus important de personnes de reconnaître leurs identités trans.
Une personne qui a la même identité de genre que celle qui lui a été assignée à la naissance. Par exemple, une personne qui a été assignée femme à la naissance et qui s’autoidentifie comme femme est une personne cis. À l'inverse, l'identité de genre d'une personne trans est différente de celle qui lui a été assignée à la naissance.
Offrez du soutien et de l'encouragement! Les enfants peuvent vouloir changer de style de coiffure ou de vêtements pour plein de raisons - ça ne veut pas nécessairement dire qu'iels questionnent leur identité de genre ou qu'iels font une déclaration à ce sujet.
Si votre enfant veut explorer son expression de genre en changeant son style de coiffure, c'est correct aussi! Ce type d'exploration peut être très important et significatif pour toustes les enfants. Les cheveux repoussent et le style vestimentaire change souvent au courant d'une vie, indépendamment de notre identité de genre.
Un binder est un sous-vêtement que l'on porte sur le torse qui le compresse afin de donner l'apparence d'un torse plat.
Pour apprendre davantage sur différents types de matériel d'affirmation de genre, veuillez consulter notre programme Les essentiels du genre!
Pas du tout, il est important de se rappeler qu’une transition médicale n’est, en aucun cas, une étape obligatoire à franchir! Il y a plein de raisons pour lesquelles certain.e.s jeunes trans n'auraient pas recours aux hormones. Alors qu’il y a des personnes trans qui ne veulent simplement pas en prendre, il y en a d’autres qui n’y ont simplement pas accès. Cela peut être dû au manque de soutien parental, des coûts élevés de la médication, ou d'une pénurie de soins transaffirmatifs dans la région. Ton identité trans/non-binaire est valide avec ou sans la prise d'hormones!
Non, tu n'as pas besoin de changer ton nom! Certaines personnes trans peuvent vouloir changer de nom parce que le nom qu'elles utilisaient avant ne leur convient plus, mais ce n'est pas le cas pour toustes. Certaines personnes trans gardent leur nom, et d'autres ne changeront leur nom qu'avec leurs ami.e.s ou leur famille. Tu peux changer ton nom avec certaines personnes et garder un nom différent avec d'autres, et c'est bien aussi! Tu es libre de faire ce que tu veux avec ton nom.
Absolument! Le pronom « iel » est un pronom neutre utilisé fréquemment dans la francophonie. Il existe aussi d'autres nouveaux pronoms neutres en français, comme « ul », « ille » et « yel ». Par contre, il y a plusieurs individus non-binaires qui utilisent quand-même les pronoms genrés (il ou elle) — cela n'invalide toutefois pas leur(s) identité(s) trans ou non-binaire!
Le mot non-binaire est en soi une identité de genre spécifique et aussi un terme parapluie qui couvre plusieurs identités. Les identités non-binaires ont le point commun de ne pas correspondre au modèle binaire d'homme/femme. Plusieurs personnes ne sont pas strictement homme ou femme et ont une autre identité, comme agenre ou neutrois.e, par exemple. Le meilleur dans tout ça : toutes ces identités sont valides!
Il n’y a pas d’âge pour être trans! Selon la recherche, l'identité de genre se développe durant la petite enfance pour tout le monde. Ceci veut dire que le questionnement par rapport à l'identité de genre ou l'auto-identificiation avec une identité de genre qui diffère de celle qui nous a été assignée à la naissance peuvent avoir lieu tôt dans la vie. On peut donc commencer à s'identifier comme trans et/ou non-binaire lorsque notre identité de genre ne correspond pas, ou partiellement, à celle qui nous a été assignée à la naissance à un très jeune âge.
Il n’y a aucune obligation à parler de son identité si tu ne sens pas que tu es prêt.e. Il est certain que tu trouveras des personnes qui seront fièr.e.s de toi et qui t’épauleront. Si révéler ton identité t’angoisse, n’hésite pas à aller chercher du soutien auprès d'une personne de confiance ou d'une ressource communautaire!
Non, être trans n'est pas une nouvelle mode. Les personnes trans existent depuis toujours. On peut avoir l’impression qu’il y en a de plus en plus simplement parce qu’il y a plus de personnes trans qui se sentent en sécurité d’explorer et d’affirmer leur identité de genre ouvertement. Grâce à un contexte social plus ouvert, les personnes trans et leurs familles ont accès à plus d’information, de ressources et de mots qui leur permet de nommer et verbaliser ce qu’elles vivent depuis toujours et de trouver le soutien qui leur est nécessaire.
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